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French Poems

French students will select one of the three options provided for their level to recite. Recitations will be in front of a team of volunteer judges. Scoring is focused mainly on the quality and inflection of the spoken language, and on the student's stage presence. The two judges at each recitation will evaluate each student according to these four criteria:
  • 50% Pronunciation
  • 30% Stage Presence and Delivery
  • 20% Memorization

Please note that props and costumes may be used, but are not considered in scoring nor are they necessarily encouraged. Singing your selections is discouraged — an overly polite way of saying that students who sing their poems will be disqualified.
.Download all 2019 French Poems

Year One Options: French 1

Option 1

UNE VIELLE BAVARDE
Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Une vieille bavarde
Un postillon gris
Un âne qui regarde
La corde d’un puits
Des roses et des lys
Dans un pot de moutarde
Voilà le chemin
Qui mène à Paris.

Option 2

CHANSOM D’AUTOMNE
Paul Verlaine (1844-1896)
 
Les sanglots longs
Des violons
         De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langeur
         Monotone.
Tout Suffocant
Et blême, quand
         Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
         Et je pleure;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
         Qui m’emporte
Deçà, delà
Pariel à la
         Feuille morte.

Option 3

LE GNOU
Robert Desnos (1900-1945) Chantefables et Chantefleurs (1970 posthume)

Pan ! Pan ! Pan ! Qui frappe à ma porte ?
Pan ! Pan ! Pan ! C’est un jeune faon
Pan ! Pan ! Pan ! Ouvre-moi ta porte
Pan ! Pan ! Pan ! Je t’apporte un paon
Pan ! Pan ! Pan ! Ouvre-moi ta porte
Pan ! Pan ! Pan ! J’arrive de Laon
Pan ! Pan ! Pan ! Mon père est un gnou
Né on ne sait où,
Un gnou à queue blanche
Qui demain dimanche,
Te fera les cornes
Sur les bords de l’Orne.
 

Year Two Options: French 2

Option 1

LE PAPILLON
Alphonse de Lamartine (1790-1860)

Naître avec le printemps, mourir avec les roses;
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur;
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur;
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles:
Voilà du papillon le destin enchanté.
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et, sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté.
 

Option 2

L’AVENIR
Guillaume Apollinaire (1880-1918)Calligrammes: poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916)
 
Soulevons la paille
Regardons la neige
Ecrivons des lettres
Attendons des ordres
 
Fumons la pipe
En songeant à l’amour
Les gabions sont là
Regardons la rose
 
La fontaine n’a pas tari
Pas plus que l’or de la paille ne s’est terni
Regardons l’abeille
Et ne songeons pas à l’avenir
 
Regardons nos mains
Qui sont la neige
La rose et l’abeille
Ainsi que l’avenir

 

Option 3

QUAND VOUS SEREZ BIEN VIELLE
Pierre de Ronsard (1525-1585)Sonnets pour Hélène (1578)
 
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.
 
Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
 
Je serai sous la terre et fantôme sans os :
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos :
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
 
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Year Three Options: French 3

Option 1

FENÊTRES OUVERTES
Victor Hugo (1802-1885)
 
Le matin - En dormant
 
J'entends des voix. Lueurs à travers ma paupière.
Une cloche est en branle à l'église Saint-Pierre.
Cris des baigneurs. Plus près ! plus loin ! non, par ici !
Non, par là ! Les oiseaux gazouillent, Jeanne aussi.
Georges l'appelle. Chant des coqs. Une truelle
Râcle un toit. Des chevaux passent dans la ruelle.
Grincement d'une faux qui coupe le gazon.
Chocs. Rumeurs. Des couvreurs marchent sur la maison.
Bruits du port. Sifflement des machines chauffées.
Musique militaire arrivant par bouffées.
Brouhaha sur le quai. Voix françaises. Merci.
Bonjour. Adieu. Sans doute il est tard, car voici
Qui vient tout près de moi chanter mon rouge-gorge.
Vacarme de marteaux lointains dans une forge.
L'eau clapote. On entend haleter un steamer.
Une mouche entre. Souffle immense de la mer.

Option 2

LES GRENADES
Paul Valéry (1871-1945)Extrait de Charmes (1922)
 
Dures grenades entr’ouvertes
Cédant à l’excès de vos grains,
Je crois voir des fronts souverains
Éclatés de leurs découvertes !
 
Si les soleils par vous subis,
Ô grenades entre-bâillées,
Vous ont fait d’orgueil travaillées
Craquer les cloisons de rubis,
 
Et que l’or sec de l’écorce
À la demande d’une force
Crève en gemmes rouges de jus,
 
Cette lumineuse rupture
Fait rêver une âme que j’eus
De sa secrète architecture.

Option 3

POUR LE RETOUR DU SOLEIL
Sonnet de Louise Labé (1526-1565)
 
Pour le retour du soleil honorer,
Le Zéphir l’air serein lui appareille,
Et du sommeil l’eau et la terre éveille,
Qui les gardait, l’une de murmurer
 
En doux coulant, l’autre de se parer
De mainte fleur de couleur non pareille.
Jà les oiseaux es arbres font merveille
Et aux passants font l’ennui modérer.
 
Les nymphes jà en mille jeux s’ébattent
Au clair de lune, et, dansant, l’herbe abattant;
Veux-tu Zéphir, de ton heur me donner,
 
Et que par toi toute me renouvelle?
Fais mon Soleil devers moi retourner,
Et tu verras s’il ne me rend plus belle.
 

Year Four-Five Options: French 4-5+

Option 1

LE TIRADE DU NEZ
Edmond Rostand (1868-1918) — Extrait de la pièce de théâtre, Cyrano de Bergerac

Ah! non! c’est un peu court, jeune homme!
On pouvait dire… Oh! Dieux!... bien des choses en somme…
En variant le ton,– par exemple, tenez:
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse !»
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ?...c'est une péninsule!»
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
 

Option 2

BARBARE
Aimé Césaire (1913-2008)
 
C’est le mot qui me soutient
et frappe sur ma carcasse de cuivre jaune
où la lune dévore dans la soupente de la rouille
les os barbares
des lâches bêtes rôdeuses du mensonge
 
barbare
du langage sommaire
et nos faces belles comme le vrai pouvoir opératoire
de la négation
 
barbare
des morts qui circulent dans les veines de la terre
et viennent se briser parfois la tête contre les murs de nos oreilles
et les cris de révolte jamais entendus
qui tournent à mesure et à timbres de musique
 
barbare
l’article unique
barbare le tapaya
barbare l’amphisbène blanche
barbare moi le serpent cracheur
qui de mes putréfiantes chairs me réveille
soudain gekko volant
soudain gekko frangé

et me colle si bien aux lieux mêmes de la force
qu’il vous faudra pour m’oublier
jeter aux chiens la chair velue de vos poitrines.
 

Option 3

 LE PAIN
Francis Ponge (1899-1988) — Le Parti des choses (1942)
 
La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes.
     Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses... Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente.
     Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable...
     Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation.